On me demande parfois quel est mon métier.
La réponse la plus simple serait de dire que je m’occupe de l’entretien des équipements de protection individuelle.
Ce serait exact.
Mais ce ne serait pas tout à fait vrai.
En réalité, je crois que mon métier consiste surtout à prendre soin.
Et je dois reconnaître que j’ai toujours eu un faible pour les choses dont on prend soin.
Il y a quelque chose de rassurant dans une veste que l’on suspend correctement après une longue journée. Dans une machine entretenue avec régularité.
Ces gestes prennent un peu de temps. Mais ils disent beaucoup de la façon dont on considère les personnes, les objets… et parfois même son propre travail.
Sur les sites que je visite, j’observe souvent la même chose. Les équipes qui prennent soin de leurs équipements sont généralement celles qui prennent aussi soin les unes des autres.
Ce n’est pas une règle scientifique. Simplement une impression de majordome. Et, avec le temps, j’ai appris à faire confiance à ce genre d’impressions.
Prendre soin, ce n’est pas chercher la perfection. Personne n’a besoin d’un monde parfait. En revanche, nous avons tous besoin de pouvoir compter sur ce qui nous entoure.
J’entends parfois dire que l’attention portée aux détails coûte du temps. C’est possible. Mais je me demande souvent combien coûte un détail que l’on a négligé.
Chez moi, prendre soin n’a jamais été une contrainte. C’est une façon de remercier. Remercier un équipement pour le service qu’il rend. Remercier une équipe pour sa confiance. Remercier un client de nous confier ce qui contribue à protéger ses collaborateurs.
Je trouve cette idée plutôt élégante. Et vous savez combien j’apprécie les choses élégantes.
Alors, la prochaine fois que vous vérifierez un équipement ou que vous prendrez quelques minutes pour faire les choses avec attention, ne pensez pas que vous perdez du temps. Vous entretenez quelque chose de bien plus précieux.
La confiance.
Et, entre nous, je connais peu de choses qui vieillissent aussi bien lorsqu’on en prend soin.
« On dit souvent que prendre soin est une attention. J’ai tendance à penser que c’est aussi une forme de respect. Et le respect, lui, ne se démode jamais. »
Georges